1988, Raymond Depardon entreprend un long voyage cinématographique sur 10 ans pour suivre l'évolution de la vie agricole en moyenne montagne. Dans ce premier chapitre, nous ouvrons les portes de plusieurs exploitations familliales composées de jeunes agriculteurs, de retraités célibataires et de couples modestes. Raymond Depardon nous parle de son approche, de ses petites fermes situées dans les régions de Lozère, Haute Saone Ardèche et Haut Loire. Un cinéma envisagé avant tout comme un art du temps, de la patience et de l'enregistrement de traces laissées par les humains.
En Lozère, ARdèche et Haute Loire, nous retrouvons plusieurs familles du monde rural. Le cinéaste est maintenant mieux accepté. Des jeunes s'installent dans ces régions de moyenne montagne, dans le même temps de nombreuses exploitations se transforment en résidence secondaire. Les problèmes de transmission du patrimoine agissent sur la vie de tous les jours. Les années déclic trouvent à partir d'un dispositif original, qui juxtapose la voix, le visage de Raymond DEpardon et ses images, une porte d'entrée vers l'autobiographie d'un fils de paysan.